Gaelle Saquet
Gaëlle Saquet, NTSE 1999
Une carrière d’ “éboueur du nucléaire“
Si Gaëlle Saquet a fait ses études d’ingénieur à l’École, ce n’est pas tant dû à ses origines bretonnes qu’au fait qu’elle avait identifié les Mines de Nantes comme les seules à proposer une formation à l’environnement. Attirée par les problématiques environnementales, elle s’intéresse très vite au nucléaire, qui lui semblait déjà «un sujet incontournable : la découverte du siècle quoi qu’on puisse en penser», elle s’est donc tournée vers l’option qui lui est dédiée à l’École.
Pour cette jeune femme, diplômée en 1999, l’intérêt pour l’atome s’est ancré très tôt et n’a jamais été démenti : “J’ai eu la chance d’effectuer mon stage de trois mois aux USA sur un site de démantèlement d’une installation qui avait abrité en son temps le projet Manhattan. Un stage fabuleux: 5 000 personnes travaillaient sur le site !” Gaëlle a ensuite conduit son projet de fin d’études à l’ANDRA, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, un établissement public à caractère industriel et commercial chargé de la gestion de l’ensemble des déchets radioactifs en France et du pilotage des recherches sur leur stockage et traitement.
Après un passage chez Hémisphères, société qui vend des prestations dans le secteur nucléaire notamment pour l’ANDRA, elle a intégré l’Agence : “On nous appelle les éboueurs du nucléaire mais cela ne me gêne pas parce que nous exerçons un métier nécessaire, pleinement citoyen... De plus l’ANDRA est une structure à taille humaine qui travaille pourtant sur des gros enjeux de société. C’est passionnant de travailler sur des projections à plusieurs millions d’années!” La traduction professionnelle de son enthousiasme pour la Science Fiction? En tout cas bien réel est son début de carrière qui lui a déjà permis d’enchaîner différents postes au sein de l’ANDRA : en gestion de projet, contrôle de gestion, puis adjointe au secrétaire général et aujourd’hui, à 33 ans, secrétaire générale.