Les entreprises en sont de plus en plus conscientes : elles ne peuvent plus produire aujourd’hui sans réfléchir aux conséquences humaines et environnementales de leur activité. Impliqué dans des processus de décisions qui se répercutent sur l’emploi, les ressources rares, le cadre de vie, l’ingénieur assume un rôle citoyen dont il doit mesurer l’importance.
L’École des Mines de Nantes réserve donc une large place dans la formation, notamment dans le cadre des projets d’élèves, à ces aspects du métier. Pour donner aux futurs ingénieurs les outils nécessaires à leurs fonctions managériales, mais d’abord pour leur faire mesurer cette responsabilité sociale.
Pour nous, former un ingénieur c’est donc aussi le former au respect d’un ensemble de contraintes qui portent un nom : le développement durable. C’est le fil conducteur de la formation, compris dans son sens le plus large : non seulement la prise en compte des contraintes environnementales, mais aussi une gouvernance d’entreprise et une gestion des ressources humaines respectueuses de certaines valeurs.
L’École ne peut exiger de ses élèves une telle prise de conscience sans elle-même prêcher d’exemple. Aussi se veut-elle très en pointe sur les deux grandes composantes du développement durable : elle travaille à une gestion plus écologique de l’établissement et du campus (diagnostic énergétique, transports partagés, recyclage des déchets) et à un mode de gouvernance répondant à des critères éthiques (transparence, concertation, diversité du recrutement, etc.)
Avec ses élèves, l’École des Mines de Nantes s’est lancé un ambitieux défi à la hauteur de son engagement dans la société : modifier les comportements. Son objectif n’est pas de former des spécialistes du développement durable, mais des ingénieurs qui, dans les fonctions qu’ils occuperont, sauront faire partager leurs valeurs et exercer une influence positive.