La sûreté à l'épreuve des organisations SSG21QS
| Credits ECTS | 8 |
|---|---|
| Langues | -Français |
| Responsable | Sarah Ghaffari |
| Temps a l'emploi du temps | 90 |
| Temps travail personnel | 30 |
Contexte
Quelle que soit son orientation professionnelle future, l’ingénieur inscrira son activité dans une ou plusieurs organisations. Il ne pourra donc faire abstraction du contexte organisationnel dans lequelil devra prendre des décisions et agir. De plus en plus souvent, sa carrière pourra l’amener à exercer des fonctions de management, voire à occuper un poste de manager. Il aura alors en charge de concevoir, d’animer et de faire évoluer les organisations dont il aura la responsabilité et pour lesquelles il sera garant de la performance. S’agissant de l’option Qualité et Sûreté de fonctionnement, il a été jugé souhaitable d’apporter un éclairage particulier sur les organisations “à hauts risques”, comme les centrales nucléaires, la chimie, le transport aérien qui doivent non seulement garantir un certain niveau de fiabilité en situation normale et développer des capacités de gestion en situations de crises tout à fait spécifiques.
Pour de futurs ingénieurs qui se destinent à assurer la sûreté de fonctionnement des systèmes productifs, il est important de connaître les sources de risques et d’incertitude. Les risques technologiques que l’on peut définir comme ceux qui découlent soit de la rupture des installations techniques, soit des conséquences éventuellement négatives (radiations, pollutions… ) sont certainement les plus directement accessibles à l’entendement sous la forme de pannes ou de dysfonctionnement techniques.
Toutefois, et sans vouloir nier l’existence de problèmes techniques, nous privilégierons une autre perspective où le risque n’est pas donné mais construit. Il s’agit alors de considérer que le risque ne peut se réduire à un dysfonctionnement touchant exclusivement l'architecture technique du système productif, tout simplement parce que l'exploitation de celui-ci passe par des agencements composites associant "les hommes et les machines" (Dodier, 1995) selon des interdépendances complexes. C’est pourquoi une grande partie de l’UV sera centrée sur une mise en perspective socio organisationnelle des risques et de la gestion de la sûreté.
Objectifs
Objectifs généraux
L’UV propose des réflexions sur les interactions entre organisation, sûreté et stratégie dans une perspective systémique en privilégiant trois grands objectifs.1. Susciter chez l’élève l’intérêt pour les problèmes de nature organisationnelle
2. Développer sa capacité à se poser des questions pertinentes puis à engager une réflexion cohérente pour tenter d’y répondre.
3. Apprendre à prendre en charge une démarche stratégique dans un système mouvant et incertain
Objectifs operationnels
• Etre conscient(e) de ses propres représentations de l’entreprise.• Savoir mener une démarche stratégique
• Comprendre le mode de fonctionnement collectif des organisations et en avoir une approche critique.
• Prendre conscience des principaux phénomènes affectant ce fonctionnement.
• Evaluer et relativiser les capacités d’intervention et de contrôle de l’ingénieur sur ces phénomènes.
• Savoir rendre compte des dimensions socio techniques des risques.
Competences requises
Compétences requises
Outre les requis techniques propres à l’option, les compétences nécessaires ne sont pas liées à une UV en particulier, mais à l’ensemble du cursus en sciences sociales et de gestion. Il est en effet souhaitable que les élèves-ingénieurs aient une bonne connaissance des concepts, méthodes et grilles de lectures propres au domaine de la compréhension des organisations.Unites de valeurs cibles
Codes UVs cibles
CB2 "Analyser et piloter les systèmes organisés"GS1 "Conception et usage" (et plus particulièrement le module Psychologie cognitive et ergonomie des systèmes)
GS1 : Organisations et marchés (et particulièrement Dynamique des organisations et Organisations des marchés)
UVs cibles
Les connaissances et compétences acquises dans cette UV seront à mobiliser dans la compréhension du contexte organisationnel et stratégique de l’entreprise dans laquelle se réalisera le projet industriel.UV Projet Industriel (FEM10ET)
Contenu et organisation pedagogique
Contenu de l'UV
L'UV se divise en 4 modules, chacun fait l'objet d'au moins une évaluation (comprise dans le temps indiqué).Droit du Travail : 17h30
Mots clés : contexte juridique français, contrat de travail
Risques et incertitudes stratégique (18h30)
Mots-clés : Décision, information, choix
Deux interventions :
- Les fondamentaux de la stratégie d’entreprise 15h00
Objectifs : développer les capacités à prendre en charge une démarche stratégique. Le cours se scinde en deux parties, l’une consacrée au cours et à l’enseignement des concepts fondamentaux, l’autre partie dédiée à une application. Les moyens alors mis en œuvre seront à la fois des séries de questions à se poser systématiquement, des exercices d’analyse stratégique et la réalisation d’un cas de synthèse
- Le risque dans la gestion de projet (3h30)
Risques économiques et financiers (20h00)
Mots Clés : Aide à la décision, anticipation, contrôle, mesure, analyse, outils
Objectifs
• Contribuer à la définition de la stratégie et suivre sa mise en oeuvre
• Préparer l’allocation maximum des ressources en conformité avec les objectifs court terme et les objectifs stratégiques.
• Mesurer les performances.
• Piloter l’activité et prendre les actions correctrices.
Il est constitué de deux interventions :
- Contrôle de gestion (15h00).
Le contrôle de gestion est construit pour aider le manager dans les décisions qu'il prend pour maîtriser son domaine de responsabilité. Il s'agit notamment de vérifier par des outils de reporting pertinents et organisés la mise en œuvre de la stratégie de l'organisation. A l'issue de ce module, les élèves connaîtront les principaux outils et les enjeux associés. Ils seront en capacité d'analyser les résultats produits par les outils.
- Ingénierie financière (5h00)
3.4. La sûreté dans les organisations technologiques complexes (33h30)
Mots-clés : Organisations, diagnostic, risques, fiabilité, sûreté, réflexion collective
• Un premier module de 30h00 se fixe pour objectif de :
1. Sensibiliser les étudiants aux grands modes de fonctionnement, aux principaux problèmes et enjeux rythmant la vie des organisations. En ce sens, les théories seront étudiées, non comme une fin en soi, mais comme des portes d’entrées sur des problèmes concrets.
2. Appliquer les concepts à des cas pratiques et en particulier à l’analyse d’accidents industriels (aéronautique, nucléaire, ferroviaire, pétrochimie, etc.), permettant un lien entre savoir et savoir-faire dans le domaine des organisations. Souvent issue de l’observation des pratiques, la théorie sera considérée comme un « accélérateur d’expérience » pour les étudiants.
3. Donner une “culture organisationnelle” à de futurs ingénieurs et dirigeants, afin de développer chez eux une véritable « intelligence » des situations dans lesquelles ils seront plongés tout au long de leur vie professionnelle.
Les cas présentés seront issus des expériences de recherche de l’intervenant dont les champs de spécialités sont : la fiabilité organisationnelle ; le management de l'imprévu ; le management de la sûreté des industries à risque (nucléaire en particulier)
• Un deuxième module de type conférence de 3h45 permet l’intervention de professionnels d’entreprise sur la question de la Qualité et de la Sûreté de fonctionnement des systèmes productifs.
Activités pédagogiques
Les modules sont construits soit sur une alternance de cours et d'études de cas (articles spécialisés, vidéos... ), soit comme pour le contrôle de gestion sur l'alternance Cours/Simulaltion (grâce à la création par l'intervenant d'un CD ROM interactif).Supports pédagogiques
Module 1 (pour les détails, voir : http://caillaudp.free.fr/enseignement.html)Introduction au droit.
Jean Luc AUBERT, Introduction au droit, PUF, Que-sais-je, 2007.
Jean Louis THIREAU, Introduction historique au droit, Flammarion, Champs Université, 2001.
Droit du travail.
Claude CHETCUTI, Jacques LE GOFF, et Philippe WAQUET, Du silence à la parole : Une histoire du droit du travail des années 1830 à nos jours, PUR, Collection : L'univers des normes, 2004.
François GAUDU, Droit du travail, Dalloz-Sirey, coll. « Cours droit privé », 2007, 416 p.
Jean PELISSIER, Alain SUPIOT, Antoine JEAMMAUD, Droit du travail, Dalloz-Sirey, Collection PRÉCIS, 2006.
Alain SUPIOT, Le droit du Travail, PUF, Que-sais-je, 2007.
Pour une approche plus sociologique du droit.
Jean CARBONNIER, Flexible droit : pour une sociologie du droit sans rigueur, LGDJ, 2001.
Alain SUPIOT, Critique du droit du Travail, PUF, QUADRIGE, 2007.
Module 2
Bibliographie fournie en début de cours par l’intervenant
Etudes de cas fournies au fil du cours par l’intervenant
Module 4
Bibliographie
• Livian Y.-F (2005). Organisation, théories et pratiques. Paris, éd. Dunod [1998, 3e édition]
• Mintzberg, H. (1998), Le management, voyage au centre des organisations. Paris, Éd. d’Organisation.
Etudes de cas, et bibliographie spécialisée fournies par l’intervenant
Critere et mode d'evaluation
Critères d"évaluation
INFORMATION IMPORTANTE CONCERNANT LA VALIDATION DE L'UV SSG- L'absence à une évaluation ou la non remise d'un dossier sans justification valable conduira systématiquement à la non validation de l'UV.
- En cas d' absences non justifiées avérées la validation de l'UV peut être remise en cause.
Chaque cours fait l'objet d'une évaluation écrite. En droit, le devoir surveillé individuel cherche , d'une part à vérifier que le vocabulaire de la discipline est maîtrisé et que les connaissances sont acquises et d'autre part à évaluer la capacité de l'élève à mobiliser ces connaissances et concepts dans des études de cas concrètes.
Le cours relatif à la gestion de la sûreté est évalué par un devoir surveillé pour vérifier l'acquisition des connaissances, un rapport pour traiter dans une étude de cas les questions organisationnelles de la sûreté. Quant au cours de contrôle de gestion, il s'appuie sur une étude de cas en binôme. Dans tous les cas, les intervenants intègrent dans leur évaluation notée une prise en compte de la participation à la dynamique du cours (présence, assiduité, investissement)